Thérapies par contrainte Les thérapies par contrainte se concentrent sur l’amélioration des capacités motrices des membres affaiblis des patients hémiplégiques. Ces méthodes ont été appliquées aux enfants atteints de paralysie cérébrale, après avoir démontré qu’elles étaient efficaces pour la réadaptation de l’accident vasculaire cérébral (AVC). Malgré la popularité récente de ces interventions chez les patients atteints de paralysie cérébrale, les procédures normalisées doivent encore être définies par les professionnels qui les utilisent (Gordon et al., 2005). En faisant la revue de la documentation sur le sujet, deux écoles de pratique se dessinent. Les définitions qui suivent sont semblables à celles employées par Charles et Gordon (2005) dans leur revue des thérapies par contrainte utilisées chez les enfants. D’abord, la thérapie motrice par contrainte induite est une intervention comprenant deux éléments principaux : contraindre et modeler. Des contraintes sont placées sur le membre supérieur valide du patient durant la majeure partie de la journée (habituellement 90 %), et ce, pendant plusieurs jours consécutifs, l’incitant à utiliser le bras affaibli. La contrainte doit être placée de manière à empêcher l’utilisation de la main valide lors des activités, pour ainsi forcer une activité strictement unilatérale. « Modeler » réfère à un entraînement intensif dans lequel le patient répète des tâches qui se concentrent sur le développement graduel des capacités du bras non retenu pendant au moins six heures par jour. Les études peuvent utiliser différents types de contraintes ou diverses méthodes de modelage et continuer à être considérées comme faisant partie de la thérapie motrice par contrainte induite si elles rencontrent les critères d’intensité et de durée mentionnés ci-dessus. On se référera à la deuxième école d’interventions par contrainte comme à la thérapie par usage forcé. Cette catégorie d’interventions, quoique semblable à la thérapie motrice par contrainte induite, à cause du fait que le bras valide y est retenu, ne comporte pas un minimum d’heures pendant lesquelles le bras doit être immobilisé. De plus, le modelage n’y est pas nécessairement présent. La thérapie par usage forcé est une catégorie plus inclusive que la thérapie motrice par contrainte induite, parce qu’il n’y a aucun critère défini qui y est engagé, et qu’ainsi, elle agit comme une catégorie passe-partout pour les études qui ne sont pas réalisées au moyen de thérapies motrices par contrainte induite. Pour consulter les conclusions des revues systématiques sur la thérapie motrice par contrainte induite et sur la thérapie par usage forcé, cliquez sur le lien « Revue rapide ». Pour des résumés détaillés des articles révisés et pour les classements de leurs preuves respectives, appuyez sur le lien « Revue détaillée ». Vous trouverez des renseignements supplémentaires sur l’histoire, sur les définitions et les détails des thérapies par contrainte prescrites aux patients atteints de paralysie cérébrale en cliquant sur le lien « Familles et amis ». |